23 juin 08
Quand on ne sait pas d’où on vient, on se sait pas où on va », dit le proverbe africain
Le présent, le passé et l’avenir sont liés par le fil du temps, mais il s’agit bien plus que d’une simple suite d’événements indépendants, au contraire. L’expérience accumulée fournit des repères qui sont comme des cartes routières sur le chemin de nos propres projets.
Imazighens...à la recherche d'une dignité perdue
Notre histoire millénaire témoigne. Le peuple amazigh ne peut être domestiqué
ni docilisé par la contrainte, le terreur et la repression. En dépit de la
marginalisation qu'il a endurée, il a toujours refusé de se laisser berner par
le mensonge des prophètes illuminés, la démagogie et la manipulation
idéologique. Il aspire à être guidé par l'exemple et l'équité. les traces
laissées dans l'histoire par sa volonté inébranlable de continuer à vivre debout
sont éloquentes.
Au temps où il fut gouverneur de Numidie, Salluste a
écrit: "Les Numides ne peuvent être enchainés ni par la crainte ni par les
bienfaits". Dopés par une résistance permanente, Imazighen finissent par
repousser l'envahisseur. C'est un peuple rebelle, assoiffé de liberté jusqu'à
l'anarchie.
Aujourd'hui, sur leur propre terre, Imazighen constatent que
la peur, la veulerie et l'encanaillement ont submergé leur valeurs de dignité,
de liberté et de tolérance.D'hommes libre et souverain, ils sont devenus les
parias d'un pouvoir en quête de légitimité, qui a programmé leur anéantissement.
Les idéologies exogènes, éthnocidaires distillées par le pouvoir et "ses"
organisations politiques populistes ont fissuré son être et désintégré son
identité et sa culture. Ses structures communautaires sont pulversitées pour
leur substituer des modèles d'organisation et de gestion batards.
Le
pouvoir actuel, déja élitiste en raison de sa collusion multiforme avec le
colonisateur a encouragé l'émergence d'une caste de mercenaires de la culture et
de la politique, une horde de loups affamés et de prédateurs qui broutent sur le
dos du peuple et qui ont entrainé notre pays dans un cycle endémique de sous
développement généralisé.
L'arabo-islamo-baàathisme, idéologie déletère
qui soustend le pouvoir,non seulement bloque toute marche ou évolution de la
société, parce que tournée vers un passé mythique et des valeurs obscurantistes
et rétrogrades, mais a laissé des séquelles aussi meurtrières qu'un champ de
mines anti-personnelles. Elle est devenue le cimetière de la conscience
nationale.
Cette doctrine totalitaire et totalitariste s'est scindée en
deux: l'aile radicale incarnée par les tenants d'un discours marxisant
orientalitarisé et les adeptes d'un fanatisme religieux aux allures primitives
et moyenâgeuses, n'hésite pas, contre toute manifestation de l'amazighité, à
pronostiquer le pire et, dans une fuite en avant, anoncer l'apocalypse par le
biai d'un discours hystérique et révisionniste; l'aile démagogique dont le parti de l'usfp constitue le modèle inégalable, est
hébérgée par le pouvoir dans ses institutions "privatisées", il la nourrit et
prolonge ses jours.
La société et l'identité amazigh sont étouffées par
l'encanaillement. D'aucuns ne croient pas ce qu'ils disent ou défendent mais
continuent à faire semblant d'y croire par ruse ou défi. D'autres savent que des
faits sont anormaux, cependant se comportent à leur égard comme s'ils sont
naturels, pour toujours agir dans la perspective du politiquement correcte.
Certains constatent que tout va de travers mais persistent à soutenir de manière
éhonté que tout baigne dans l'huile parce qu'ils y trouvent leur compte et
évitent ainsi de rendre des comptes. Imazighen sont écoeurés quand ils réalisent
qu'on tait la vérité sous la contrainte, qu'on falsifie son histoire, glorifie
des traitres, piétine les lois, sa dignité, méprise sa langue et ses valeurs,
spolie ses terre...sans redouter la sanction qui ne s'applique que contre lui.
Ils sont dégoutés de voir qu'on choisit des personnes à des places qu'elles
ne méritent pas, des personnes qui, après avoir prété serment, trahissent leur
engagement,l'essentiel pour eux étant d'avoir leur part du gateau. Imazighen
sont écoeurés de voir que notre Etat et nos responsables perdent leur dignité et
leur honneur en couvrant des pratiques irregulières, en laissant la justice
devenir partiale, en encourageant l'enrrichissemnt illégal et frauduleux par le
détournement des deniers publics.Ils sont choqué de constater que
l'administration, renonçant à sa vocation de service public, est devenue un
instrument de contrôle entre les mains des interêts économico-politiques des
puissants du moment, puisque rien n'est éternel! Imazighen ont soif de dignité.
Ils éstiment à raison que l'honneur de notre Etat serait de poser des règles et
de les respecter, les appliquer sans complaisance, de servir le citoyen et non
de devenir un lourd fardeau sur ses épaules, et non de permettre à une caste
d'opportunistes de piller le pays et d'agir dans le désordre pour sauver leurs
interêts sordides.
Les valeurs de morale amazigh veulent que les
solutions "personnelles" qui entrainent le favoritisme, le népotisme et le
clanisme soient bannies car elles peuvent tirer d'affaire "individuellement",
elles satisfont la minorité mais nuisent au pays et laisent la
majorité.
Adopter des astuces et des reflexes idiotiques et autarciques
dans une société moderne est une attitude suicidaire dont les conséquences
seront catastrophiques pour notre avenir et devenir. Les valeurs amazigh prônent
un comportement social collectif sain. Les valeurs de justice et d'équité
amazigh veulent que chaque citoyen ou responsable accomplisse ses devoirs
civiques, travaille avec sérieux, paye ses impôts, refuse la corruption, dénonce
l'injustice et l'arbitraire sans que sa volonté ne soit altérée par la peur, les
représailles ou la repression. Nos responsables ont perdu leur honneur car ils
savent et se taisent; ils laissent violer la morale publique sans protester car
la peur leur fait baisser la tête devant le mal, au lieu de promouvoir le sens
civique, d'initier le mouvement de salubrité publique.
Face aux invasions
étrangères et aux crises, le peuple amazigh a pris les armes, sacrifié des vies
pour défendre sa partie. Il s'est honorablement aquité de ses devoirs. Il a voté
à n'en plus pouvoir et , aujourd'hui, il se demande si celà n'a été que pure
perte. C'est à son honneur d'avoir souscrit à la défence de son integrité
térritoriale, d'avoir opté pour la sérénité, la patience et l'espoir pour que le
pays garde sa stabilité, dans le cadre du respect de ses valeurs millénaires.
Le pouvoir, à bout d'arguments car enlysé dans l'orbite d'hommes obsolètes
et périmés, lui parle d'idéologie alors que c'est la moralisation de l'Etat
qu'il veut, le respect de son identié et sa reconnaissane. IL réalise que ses
représentants qui lui ont promis des lendemeins meilleurs, une fois intégrés aux
institutions se retournent contre lui, leur dessein étant non d'apporter un
quelconque changement mais de remplacer, de troquer leur identié contre des
avantages.
Dans nos télévisions et nos programmes scolaires, nous
ressassons, sur un mode folklorique, les récits et souvenirs de victoires et de
hauts faits dont Imazighen ont été les martyres que nous sommes incapables de
reproduire.Et ces souvenirs sont devenus un alibi et une cause pour notre
impuissance. On empêche déliberemment la relève de se reproduire; notre histoire
est bloquée et nous vivons sur la même génération qui a atteint, depuis
longtemps, son seuil d'incompétence; nous fonctionnons avec des hommes
rafistolés, parfois des pièces d'occasion. Une nation réduite au silence, qui
sait mais n'ose pas, est une nation vouée à l'avilissement.
S'il ne
reste aux Imazighen que la fibre de l'honneur, alors qu'ils disent non à la
veulerie, non à l'injustice sous toutes ses formes et qu'ils meurent. Le pouvoir
a fait des petits qui piaffent d'impatience de prendre leur part du "festin". La
pudeur des Imazighen a cédé sous l'assaut de l'indécence et de
l'impudence.Imazighen, les hommes libres nous expliquent les historiens et les
linguistes, rasent les murs, murmurent au lieu de parler, crier, hurler. Les
plus valeureux tirent le diable par la queue.
Nous avons déja changé de
millénaire mais nous ne changerons ni de pays ni de peuple. Jusqu'à hier nous
avions le moral en berne, aujourd'hui l'espoir du peuple amazigh claque au vent.
Le vent de l'espoir et de la délivrance souffle dans ses voile, les coupables
tremblent, ses détracteurs tatonent et les innocent éspèrent. Nous sommes un
peuple jeune et frais. Moralement notre unité ne s'était suffisamment cimentée
pour que les idéologies meurtrières orientalitaristes glissent sur elle comme la
pluie sur un impérméable. Notre amazighité est porteuse d'espoir et de valeurs
sûres, qui ont fait leur preuve à travers l'histoire des civilisations, qui nous
propulseront dans la modernité dont se réclament encore recemment les nations
civilisées. Ce sont ces valeurs qui donneront au peuple amazigh l'énergie morale
nécessaire pour qu'il s'arrache de l'avilissement dans lequel il se trouve
embourbé par la force et la contrainte. Ce sont ces valeurs d'honneur, de
justice et d'équité qui constituent sa force, une force semblable à celle qui
permet à une fusée de s'arracher de la pesanteur terrestre.
Au seul du
troisième millénaire, Imazighen ont fait entendre leur voix. Ils ont marché dans
les voies publiques, dénoncé le génocide qui vise leur destruction. Le pouvoir
est certes intransigeant et campe sur ses positions, aménageant sporadiquement
queqlques changements tactiques, de surface. Le peuple amazigh se redresse. Au
niger et au Mali, il a depuis longtemps pris les armes. En Algérie, sa négation
risque d'hypothéquer le devenir du pays. Aux Iles Canaries, le sursaut a été
rapide. En Tunisie et en Libye, la repression s'essouffle. Au Maroc, les
tentatives d'instrumentalisations et de récupérations du pouvoir s'éfilochent
devant la poussée massive et sereine du combat amazigh.
الدارجة المغربية : مزيج بين الامازيغية والعربية
كان للامازيغ على امتداد بلاد الامازيغ )بلاد البربر( لغة أصلية يتحد ث عنها المؤرخون غير أن
هدا لم يحل دون انفتاحهم على اللغات الأخرى التي تعرفوا عليها باحتكاكهم
مع أقوام وحضارات مختلفة كالفينيقين واليونان والرومان والبزنطيين ثم
العرب , وقد استعمل لغة هؤلاء الأجانب بجانب لغتهم الأصلية, وعندما تعرف
الامازيغ على اللغة العربية الوافدة عليهم من العرب المسلمون في القرن
السابع الميلادي , والتي لم يكن لها أي وجود في هده المناطق قبل هدا
التاريخ , اعتبروها لغة الدين واستعملوها في الإدارة مثلما أستعمل اللاتينية واليونانية من قبل وأتقنها
خاصتهم من العلماء والمثقفين الأدباء بينما ضلت للغالبية العظمى من
الامازيغ عبر التاريخ الإسلامي ,لغة علوم وثقافة نظرية خاصة بالعلماء ,
ولدلك كنوا لها الاحترام دون أن يحيطوا بمعرفتها , وظلوا يستعملون فى
شؤونهم اليومية وحروبهم وآدابهم لغتهم الامازبغية الأصلية التي كانت وحدها
قادرة على التعبئة الكاملة لجماهير الشعب من اجل استجابتهم الموحدة
الأوضاع المختلفة التي تعرض لها . وما هو جدير بالاهتمام ان الامازيغ قد
نسوا جميع اللغات السابقة التي تعرفوا عليها وكدال اللغات التي عاصرت
الامازيغية قبل آلاف السنين ولكن لم ينسوا أبدا لغتهم التي عاشت كل هده
اللغات المنقرضة منها والتي بقية على قيد الحياة.ولقد عاش المغاربة وضعية التعدد اللغوي ) العربية والامازيغية (
والتي تشخص في وجود لغة أقلية من النخبة العالمة , ولغة أغلبية من عانت
الشعب ولم تكن ثمة حساسية بين اللغتين لانه لم يكن ثمة من يخطط لنشر
إحداهما وتعميمها على حساب الثانية , كما لم يعرب التعليم الأصيل في
القرويين والمدارس القرآنية المغاربة , فقد كان يعلم طلبة العلم العربية
فيتقنونها ولاكن لا يتعربون أي لا ينسوا لغتهم الأصلية لانها تربطهم بعموم
المجتمع وبحاجتهم اليومية التي لا يتم التعبير عنها إلا بلغة الشعب .ولقد
نشأت في الأوساط الحضرية بالمغرب نتيجة التعايش السلمي بين اللغتين
الامازيغية والعربيةلغة وسيطة هي الدارجة المغربية ) وهي مزيج بين الامازيغية والعربية (
وهى حل وسط بين الأغلبية من الامازيغ والأقلية من العرب الدين اسطوطنو
المغرب بصفة نهائية دون ان يتمزغوا غير أن هده الدارجة لغة محكية في
الحواضر دون البوادي ولهدا ضلت مجهولة لدا القبائل الامازيغية حتى عصرنا
الحالي الدي جاء بمتغيرات جديده ز غير أن أول "تصادم" يمكن الحديث عنه
بين اللغتين والدي يتحمل مسئوليته المغاربة أنفسهم وليس غيرهم قد حصل في
عقود الاستقلال الأخيرة عندما أصبحنا نقرأ لأبناء المغرب وهم يكتبون (
ينبغي إماتة اللهجات( و )انتشار اللغة العربية سيقضى على أو يكاد على اللهجات البربرية بعد بضعت عقود من السنين ( و ) ينبغي العناية التامة باللغة العربية أما اللهجات فهى من فضلات التاريخ ( .لقد
أجتاح التعريب كل معاقل الامازيغية بما فيه الآسرة , والبوادي والقرى
البعيدة , ووقف يتفرج على المشهد فريقان من المغاربة ,فريق يثلج صدره أن
يرى الألسنة تنقلب الى العربية, وفريق يتألم لضياع ارث تاريخي تحدى عوائد
الزمن ألوفا من السنين .وقد برهنت العقود الأربعة المنصرمة على أن التعريب
لا يرمي إلى مواجهة اللغة الفرنسية ذات الهيمنة في مختلف المجالات , بل
يرمى إلي تعريب أسماء الأماكن والساحات العمومية التي تحمل في الاصل
أسماء امازيغية ومنع أسماء المواليد الامازيغية في مكاتب الحالة المدنية
والامتناع عن نشر الكتابة الامازيغية .......هل توجد لغة شريفة؟ هل يوجد في الإسلام ما يثبت شرف العربية ؟ وهل ثمة في الدين القرآن الكريم أو السنة آو سلوك الصحابة ما يفيد ما يفيد تفضيل لغة على لغة؟ وهل يوجد دليل شرعي واحد يقر ضرورة السيادة المطلقة للغة العربية في بلاد الإسلام ؟ وهل يوجد في الآيات القرآنية الكريمة ما يصرح بأن الله قد اختار العربية و فضلها على غيرها من اللغات كما يكرر بعض الإسلاميين؟ وهل
اعتبار العربية لغة مقدسة شريفة لأنها لغة الدين يبرر بأي وجه من الوجوه
الحكم بالإبادة على لغات الشعوب بحرمانها من الحماية القانونية
والمؤسساتية؟هل يقر الدين بهده النتيجة؟ إن الآية القرآنية الأكثر دلالة للمسألة اللغوية هي سورة الروم و قال تعال بسم الله الرحمن الرحيم) "ومن آياته خلق السماوات والأرض واختلاف ألسنتكم وألو أنكم إن في دللك لآيات للعالمين "( و قال تعال بسم الله الرحمن الرحيم) "يا أيها الناس إنا خلقناكم من ذكر وأنثى وجعلناكم شعوبا وقبائل لتعارفوا , إن أكرمكم عند الله أتقاكم "( صدق الله العضيم .
ليس ثمة في الآيات ما يفيد التشريف أو التعظيم للعربية عندما نضعها في
سياقها الصحيح الدي فهمها المفسرون ,وإنما التشريف والعظيم أحدثه البشر
بعد دالك ونجد جذوره في الثقافة العربية. ) الامازيغية في خطاب الإسلام السياسي( إننا
معشر الامازيغ لانكره العربية ولا نعاديها بل هي عندنا بمنزلة الامازيغية
لغتنا الأصلية ومشكلتنا مع غيرنا من دوى الملل والنحل السياسية , هي أننا
لا نفكر في الاحتفاظ بإحداهما والتضحية بالثانية .













